Lundi 10 mai 2010
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10:00
FINALE - OLYMPIAKOS Vs BARCELONE -
BARçA BIEN
SÛR : 68 - 86
Source La Nouvelle République du 10 Mai 2010
Dans un Paris Bercy archi-comble hier soir pour la grande finale de l'Euroligue, les milliers de supporters grecs ultra de
l'Olympiakos méritaient sans nul doute le titre de champions d'Europe de l'ambiance. Mais sur le parquet, ce sont les Barcelonais qui ont joué les chefs d'orchestre, imposant leur style et
faisant la course en tête durant les quarante minutes.
Et sous le regard des stars de la section foot du Barça (Xavi, Pujol, Pique...), les hommes de Xavi Pascual ont décroché le deuxième titre continental du club, après celui de 2003, et mis fin à
la malédiction de Bercy après deux finales perdues en 1991 et 1996.
Un Navarro étincelant
Les coéquipiers de Rubio ne traînèrent pas pour prendre les choses en mains. Relançant chaque ballon à 100 à l'heure, les Espagnols récitaient leurs gammes sur jeu rapide, et créaient l'écart
avec trois flèches lointaines de Mickeal et Navarro (24-13, 7 e ). Malgré l'excellente entame de Teodosic, le MVP de l'Euroligue bel et bien là malgré une gastro la veille, l'Olympiakos était
pris de vitesse et surtout contré près du cercle par un Vasquez infranchissable (4 blocks en cinq minutes) !
Si la rentrée de l'expérimenté Papaloukas, à créditer de plusieurs actions de grande classe, se traduisit par un léger retour (35-28, 15 e ), la réussite extérieure des Catalans, avec un Navarro
étincelant, permettait au Barça de conserver son confortable matelas à mi-parcours (47-36).
Trop laxiste au goût de leur coach Giannakis, la défense héllène montait d'un cran à la reprise, avec le duo extérieur Penn-Beverley, permettant à Papaloukas de ramener les siens à cinq longueurs
(52-47, 26 e ). Mais Barcelone ne s'affolait pas et sous l'impulsion de Sada, qui remplaçait avantageusement Rubio dans ce troisième quart, et de l'inévitable Navarro, les Espagnols replaçaient
quelques brindilles (64-50, 30 e ).
Encore une fois repoussé, l'Olympiakos n'allait alors plus trouver les ressources pour inquiéter de nouveau le Barça, qui s'envolait vers un titre largement mérité.
Quart-temps : 28-19, 19-17 (47-36), 17-14, 22-18.
Spectateurs : 15.000.
Barcelone : Basile 6, Rubio 9, Navarro 21, Vazquez 6, Ndong 7, Morris 8, Sada 7, Lorbek 8, Mickeal 14.
Olympiakos : Papaloukas 12, Childress 15, Vujcic 2, Bourousis 9, Kleiza 13, Mavrokefalides 1, Teodosic 10, Shortsanitis 6.
Match pour la 3 e place : CSKA Moscou bat Partizan Belgrade, 90-88 (ap).
Jean-Marc Duret pour la Nouvelle République