Ce qui fait aussi dire au technicien turc que son équipe a encore progressé en cette fin de saison régulière : « Pour passer un autre cap,
il faut jouer des matches comme ça. C'est la seule façon de savoir comment réagir. » Fabien Causeur a tiré les mêmes enseignements que son entraîneur, après la victoire à Antarès, la
première depuis dix saisons : « Ce soir, des deux côtés du terrain, nous avons franchi un palier. »
L'entraîneur de Cholet ne craint pas d'être plus visé par les équipes de Pro A. « Vous savez, être premier ne va pas changer grand chose pour nous. Tout le
monde nous ciblait déjà, on a toujours été dans les trois premiers. » Ce que confirme Mickaël Gelabale : « On va continuer à travailler comme quand on était
deuxièmes. »
Cette première place aurait aussi le mérite d'assurer un nouveau strapontin européen au club des Mauges. Une place d'Euroligue assurée pour l'Asvel et le champion,
et un tour préliminaire pour le finaliste, la première place du championnat octroirait donc une place pour l'Eurocup.
Pour valider ce possible ticket, et écrire une nouvelle page de son histoire, Cholet n'a donc plus qu'à disputer « trois finales », dixit Kunter.
Et comme le dit Fabien, Causeur, « nous sommes contents de ce que nous avons fait contre Le Mans. Mais tout ça ne sert à rien si c'est pour perdre samedi contre Villeurbanne.
»
Mickaël Gelabale, lui, n'a pas oublié la victoire difficilement acquise à l'aller. « Si je me souviens bien, on n'avait gagné qu'au buzzer. Ce n'est pas
n'importe quelle équipe. C'est un gros budget, et de gros joueurs », décortique-t-il. Erman Kunter prévient également ses troupes que ses trois matches vont être plus délicats qu'ils
ne paraissent. « On va jouer contre deux équipes qui vont tenter de se maintenir. Et Villeurbanne s'est relancé dans la course aux playoffs avec sa victoire de vendredi. »
Jouer Lyon-Villeurbanne, Rouen et Le Havre, qui ont toujours quelque chose à jouer, c'est peut-être finalement ce qu'il y a de mieux pour Cholet